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Le 24 novembre 1944, le lendemain de la chute de Strasbourg, des colonnes importantes de soldats allemands battus et désorganisés par la défaite, certains blessés, les vêtements en lambeaux, traversent Barr, en direction outre-Rhin. L’annonce de la libération d'Obernai laissait présager la fin du cauchemar. Néanmoins, dès le jeudi 23, Barr était bombardé par l'artillerie américaine depuis la région du Sommerain, et la population s'était réfugiée dans les caves. Le soir du vendredi 24 novembre, toutes les troupes allemandes avaient évacué Barr. Seuls les gardes aux barrages antichars étaient occupaient le bâtiment des postes, avaient été maintenus en ville. Le lendemain lundi 27 novembre, le char « Tiger » patrouille rue de la Promenade, contrôlant par là même les deux carrefours, place de l'ancienne Gare et la route de Sélestat. De plus les barrages antichars sont consolidés avec l'aide de la population réquisitionnée et réarmés en différents points de la ville. En début d'après-midi, les barrois sont alertés par des combats qui se déroulent à Gertwiller et notamment par l'explosion du pont de la Kirneck, dynamité par les allemands. Dans le ciel du soir les barrois constatent les lueurs sinistres des incendies qui ravagent Gertwiller, où de très nombreuses maisons sont la proie des flammes. Déjà des soldats allemands blessés sont dirigés vers l'hôpital de Barr où le docteur Marcel Krieg avait aménagé dans les sous-sols, un poste de secours avec matériel chirurgical. En effet aucune des troupes en présence ne disposait, à ce moment précis, de services de santé à proximité du front des combats. Toujours au cours de ce même après-midi, les hommes du « Sturmbataillon Bittermann » sont prêts à défendre Barr. Côté nord, rue du Dr. Sultzer, face à l'actuel musée de la Folie Marco, des soldats embusqués avec une mitrailleuse lourde, dans l'ancienne perception font front aux attaquants américains, tout comme ceux dans la première maison à droite à l'entrée de Barr. |