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Les barrois choqués découvrent ce lugubre spectacle, sur un fond de façades délabrées aux fenêtres et volets calcinés et détruits. Entre la rue de la Poste et la rue de la Gare, sur moins de cinquante mètres, quatre chars américains sont détruits, toute la façade de l'hôpital est couverte d'impacts de balles et d'obus, ainsi que l'intérieur des chambres et de plus la verrière de l'escalier s'est effondrée. Dans la rue Sultzer au-delà du barrage les maisons Kormann et Stoffel brûlèrent entièrement. Un autre incendie s'était déclaré avec une certaine vigueur dans la ferme jouxtant l'hôpital de Barr, mais compte tenu du faible risque de propagation, seul, le personnel intervint pour sauver le bétail, aidé par les voisins dont M. Louis Bossert. Les maisons Iller, Weissheyer et Gillmann, regroupées place des Pommes de Terre furent plus gravement sinistrées. Les sapeurs pompiers Paul Bitterlin et Adolphe Baumert intervinrent au mieux sur ce sinistre, bientôt rejoints par une équipe de leurs collègues de la vallée composée notamment du lieutenant Charles Bitterlin et de Rudolphe Kissenberger. Beaucoup de tankisres furent grièvement blessés comme le Colonel Ferris, lors de ces combats, où il s'avéra que le manque de renseignements fut une erreur fatale, car Barr était devenue en une nuit un lieu stratégique violemment défendu par des chars, des canons automoteurs, des grenadiers armés de nombreux bilzookas et des mitrailleuses lourdes. Neuf des chars du capitaine Blackwell furent détruits en moins d'une heure, c'est dire dans quel traquenard tombèrent les jeunes américains. Neuf civils trouvèrent la mort pendant ces deux jours de combat de la Libération,deux personnes dans la maison Kormann, toujours rue Sultzer, à proximité du barrage antichars vers Heiligenstein, ainsi que M. Weyck, dans la rue des Jardins. |