Commune de Barr
Imprimer la page Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte


«Je fus appelé tôt ce matin, témoigne le docteur Krieg, dans la cour de la couronne où deux membres de la famille Baumert avaient été blessés par des obus pendant la nuit. Hélas pour Monsieur Baumert, il était trop tard et je fis transporter sa fille à l'hôpital. Malgré les obus qui frappaient encore la ville, les barrois commençaient à sortir des caves et découvraient l'ampleur des dégâts et les morts des deux camps dont nos libérateurs, jonchant le sol ou encore accrochés aux tourelles de leurs chars qui avaient explosé. Scènes horribles à contempler. Mais déjà d'autres chars arrivaient en ville et la population manifesta sa joie envers les «Libérateurs». Mais les soldats américains entendant parler allemand se crurent d'abord en Allemagne et il y eut quelques méprises dans un premier temps. Lapparition rapide des drapeaux français aux fenêtres les rassura définitivement. C'est ce que découvrirent les américains de la 103e division, le 29 au matin, allant de maison en maison pour rechercher leurs blessés et nettoyer la ville des allemands cachés, de même que ceux du 48e bataillon de chars. Malgré l'héroïsme d'Émile Haberer qui durant toute la nuit, rapporta à l'hôpital de nombreux blessés, dont le colonel Ferris et le lieutenant Kauffman hélas déjà mort, les soldats trouvèrent encore dix-neuf des leurs très grièvement blessés, restés toute la nuit dans les rues ou dans les maisons. »

À la suite des sanglants combats et de la perte d'environ 90 hommes, le commandement du 48e bataillon de chars reconstitué fut confié au major John Cavin le 29 au matin. Celui-ci traversa Barr avec le reste du bataillon pour continuer la lutte.