Commune de Barr
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La matinée est calme et il ne reste que quelques militaires aux barrages avec des canons antichars et une unité de transmission à la poste. Les F. F. l de Goxwiller préviennent Conrad Karrer que les allemands acheminent par voie ferrée une unité d'infanterie et des chars, devant débarquer à Barr entre 3 et 4 heures du matin le 27 novembre. Très vite les F.F.I. décident de déboulonner les rails pour stopper le convoi. Mais quelle n'est pas leur surprise en arrivant à la gare de Barr vers 21 heures d'apprendre par le chef de gare : «Fuyez vite, les allemands sont déjà là, le train vient d'entrer en gare». Effectivement un horaire erroné avait été colporté pour déjouer tout attentat au convoi.

Dans les rues de Barr au soir du dimanche 26 novembre 1944 vers 22 heures, un important bruit de bottes, se manifeste, suivi de cliquetis d'armes et bruit de chenilles de blindés. Coups de pieds dans les portes, ordres gutturaux: « tout le monde dans les caves, ouvrez toutes les portes de vos maisons et fermez tous les volets !»

C'est ainsi que la «Panzerbrigade 106 Feldherrnhalle» arrive à la nuit tombante pour stopper les troupes américaines. Les chars qui se trouvaient sur les wagons sont débarqués : ils font partie du «Fameux Groupe, Bâke» qui comprend la brigade de chars, la 280e brigade de canons automoteurs du major Kuhme, le bataillon de grenadiers motorisés du capitaine Bittermann et le groupe de combat «Reuter» avec deux compagnies de grenadiers, une de transmission et une de renseignements.